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12.8.20

 Je m’en veux de ne m’être pas assez rappelé combien nos mères sont éphémères et de ne m’être pas assez répété : aime ta mère.

**

—Vous le paierez !

—C’est une menace ?

—Non, c’est une promesse.

***

Je rentrais parfois chez moi avec un carton d’objets que je voulais garder. 

Leo fouinait dedans et me disait :—Allons, Marcus, qu’allez-vous faire de ces vieilleries ? Vous avez une maison magnifique et vous allez la transformer en brocante.

—Ce sont simplement quelques souvenirs, Leo.

Les souvenirs, c’est dans la tête. Le reste n’est que de l’encombrement.

***

Est-ce que tu veux être chanteur ou être célèbre ? demandai-je.

—Je veux être un chanteur célèbre.—Mais si tu ne pouvais être qu’un seul des deux ?

—Alors je voudrais être connu.

—Pourquoi ?

—C’est agréable d’être célèbre. Non ?

—La célébrité n’est qu’un vêtement, Sycomorus. Un vêtement qui finit par être trop petit, trop usé ou que tu te feras voler. 

***

Pourquoi vouloir changer ? 

Chacun est différent, Markie, et peut-être est-ce là le bonheur : être en paix avec ce que l’on est.

***

Beaucoup d’entre nous cherchons à donner du sens à nos vies, 

mais nos vies n’ont de sens que si nous sommes capables d’accomplir ces trois destinées : aimer, être aimé et savoir pardonner. 

Le reste n’est que du temps perdu.


(Le Livre des Baltimore de Joël Dicker) 


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